mercredi 25 août 2021

Jour 2 - Alma à Dolbeau

Le premier jour de ce tour s’annonce sous un ciel radieux et la température se tiendra au dessus des 30C. Cette première journée sur deux roues fera le lien entre Alma et Dolbeau sur une distance de quelques 90km. Le parcours choisi passera par le parc national de la Pointe-Taillon de la SÉPAQ. Ce sera l’un des endroits qui sera en bordure du lac St-Jean aujourd’hui. Le parcours ne représente pas de grands défis ni de grandes montées et l’on cumulera que quelques 436m de dénivelé aujourd’hui.

Départ de l’hôtel à 8h30 puisqu’il faut déposer nos bagages au point de départ avant 9h00. Comme pour mes autres séjours en vélo route, nous optons ici pour le transport de nos bagages d’un hôtel à l’autre. Bagages déposés, enregistrements complétés, nous prenons la route vers 9h30 sans empressement. Le premier tronçon nous mènera à Péribonka pour le lunch en passant par la route 169 en grande partie, si ce n’est que quelques tronçons en pistes cyclables dédiées et à l’abri de la circulation et très peu valloneux.

















En arrivant à l’entrée du parc de la SÉPAQ, renseignement sur les choix de parcours. Il est possible de faire la grande boucle du parc, en faire la moitié et prendre un traversier entre la Pointe-Taillon et Péribonka, ou faire qu’un section du parc et retourner sur la 169 pour rejoindre Péribonka. Nous option de faire la route par la boucle dans le parc. Il fait beau alors pourquoi ne pas profiter de la vue sur le lac St-Jean. 







Ce que l’on ignorait, c’est que le circuit dans le parc Pointe-Taillon est en gravillon. Après 20km sur un pavé moins praticable en vélo de route montée en pneus de 23mm, arrêt à la pointe Chevrette. Il y a une navette fluviale qui fait le lien entre la pointe et Péribonka en 20min. L’autre option est de poursuivre la route sur gravillon sur 20km avant de retourner sur la route 169, pour remonter vers Péribonka sur un autre 20km. Il est déjà près de 13h et le prochain resto sur la route est à Péribonka. Nous décidons d’attendre la navette qui est déjà sur son retour. Nous seront plus d’une quinzaine à attendre sur le quai. Une fois sur place, le capitaine de la navette nous informe qu’il ne peut pas prendre plus de 7 passagers, en raison non pas de la Covid, mais qu’il n’y a pas assez de tirant d’eau et qu’au-delà de 8 personnes, lui inclus, la navette s’accroche au fond, donc impossible de bouger. Il nous faudra attendre près d’une heure pour avoir notre tour pour enfin rejoindre l’autre rive. 

Au lieu d’attendre une heure, nous pensions bien reprendre la route en gravillon sur 20km pour rejoindre la 169 et du même coup Ste-Monique, mais en discutant avec les locaux qui attendaient avec nous, on nous informe qu’il n’y a aucun restaurant d’ouvert. Aucun endroit pour faire le plein d’énergie. Mauvaise nouvelle. Les restaurants sont tous fermés en raison de la pandémie, en réalité, c’est qu’il y a un manque de personnel dans les cuisines et en salle à manger, donc tout est fermé. Information fort utile que l’on aurait bien aimé recevoir par l’organisateur du tour, ou du moins ce matin même à notre enregistrement au départ. Nous en profitons pour relayer l’information à un couple d’amis qui s’apprête à faire le même tour quelques jours après nous, question qu’eux puissent prévoir des lunchs. 









Toujours est-il que nous avons opté pour attendre le troisième passage de la navette, question d’économiser nos énergie pour rouler 35km de plus pour rejoindre notre destination finale de la journée, Dolbeau. La traversée se fait en quelques 15min et une fois sur l’autre rive, Péribonka. Une rue principale, quelques maisons, une station service et son casse-croute, voilà ce que nous découvrons une fois les roues sur la terre ferme. En s’informant à la station service, on nous confirme qu’il y a aucun restaurant d’ouvert, que ce soit ici à Péribonka, à Ste-Monique ou sur la route menant à Dolbeau. On nous dit qu’avec de la chance, on peut en trouver à Dolbeau. 

Ouais, avoir été informé avant, nous aurions emporté quelques vives pour faire le plein sur la route. La dame derrière le comptoir à la station service nous indique qu’il reste probablement une ou deux mini-pizza congelées, une sandwich de dépanneur et boissons, mais rien de plus. Par manque de choix, nous optons pour le peu qu’il reste. Il y a d’ailleurs d’autres cyclistes à l’extérieur qui auront le même dilemme, pizza gelée ou sandwich. Sans vouloir être égoïste, je leur laisse la pizza et nous quittons avec le dernier sandwich, deux boissons et on doit laisser notre appétit de loup à la station service. On pourra tout de même faire le plein d’eau avant de reprendre la route. 





Nous reprenons la route avec un détour sur Sainte-Jeanne d’Arc pour faire un arrêt au vieux moulin et devant la floraison de la petite église. Il fait chaud, plus de 32C et de temps en temps nous cherchons l’ombre pour une pause, qui sont plutôt rares. Depuis Péribonka, on ne verra plus le lac St-Jean, et ce jusqu’à Dolbeau. Le tronçon sur le chemin de la Chute Blanche entre la route 169 et Sainte Jeanne d’Arc est très défoncé toutefois ce détour permet de rouler loin du trafic de la route 169. 









Le dernier tronçon de la journée entre Sainte Jeanne d’Arc et Dolbeau se fait le long d’une longue piste cyclable sinueuse et valloneuse dans un boisé jusqu’au porte de Dolbeau. Ce tronçon se roule beaucoup plus vite et est plus confortable pour le popotin par rapport au chemin de la Chute Blanche. Ce tronçon loin de la route, loin du lac St-Jean permet de terminer cette première journée dans un paysage sauvage sans croiser un seul cycliste. 





L’arrivée à Dolbeau se fait au pied des Chutes du Père. Une fois à l’hôtel, notre bagage nous attend à la réception, mais notre chambre ne sera pas prête avant une autre heure. Le manque du personnel hôtelier occasionne des retards dans la préparation des chambres. Dès l’enregistrement, il est important de réserver une table pour le souper, puisqu’il n’y aura qu’un seul service, faute de personnels en cuisine pour laver la vaisselle. 



Nous avons la chance d’avoir une chambre vue sur les chutes. Douches, lavage des vêtements et souper à 19h30. Une fois à la table, il est clair qu’il manque de personnels, les tables servies avant nous ne sont pas desservies, et il y a même des clients qui offrent d’aller en cuisine faire la vaisselles pour avoir une table. Le service est lent et une assiette arrive plutôt froide. Bon, on doit vivre avec les conséquences de la pandémie qui sévit partout. 

Demain, direction Roberval. 

Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire

Jour 5 - Visite de Québec

Sur la route du retour vers la maison, nous décidons de faire un arrêt à Québec pour 3 jours et nous nous installons à l’hôtel dans le Vieux...